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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 18:56

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La Rose bleue. Vitrail d’étude pour la rosace du déambulatoire de la cathédrale de Metz.1964.

La Rose bleue. Vitrail d’étude pour la rosace du déambulatoire de la cathédrale de Metz.1964.

On en rêvait ... Lesarts57 l’ont fait  !!!  Même si les sourires étaient dissimulés sous les masques, les yeux traduisaient le réel plaisir qu’offrait cette première sortie de l’année.  40 personnes se sont retrouvées en 2 groupes, à 14h et 15h pour admirer la superbe exposition Chagall du Centre Pompidou Metz.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

Ce projet, conçu par Emma Lavigne, intervient dans le cadre des célébrations du double anniversaire des dix ans du Centre Pompidou Metz et des huit-cents ans de la Cathédrale. Marc Chagall, artiste international, a aussi un lien très fort avec la Cathédrale de Metz, c’est le premier ensemble monumental de vitraux qu’il conçoit. Il découvre l’art du vitrail au début des années 1950, il a alors plus de soixante ans.

Né à Vitebsk en Biélorussie en 1887, Chagall grandit dans une famille juive, modeste, pratiquante et baigne dans le folklore russe. 1911, à Paris, il côtoie le milieu artistique, les Delaunay, Picasso, Matisse, découvre le cubisme et ses constructions géométriques, les fauves et leurs couleurs éclatantes, mais n’appartient à aucun mouvement. 1914, il retourne en Russie. En 1920, il monte une école artistique avec Kasimir Malevitch, il s’en sépare, passe par Berlin en 1922 puis s’installe en France en 1923.

Résistance, Résurrection, Libération. Huile sur toile. 1937- 1952. Nice.

Il a connu la première guerre mondiale en 1914, en 1917, la révolution d’octobre en Russie, … Lors de la 2ème guerre mondiale, considéré comme artiste dégénéré par les nazis, (nombreuses œuvres détruites), il s’exile aux Etats-Unis avec Bella et Ida leur fille. Il emmène cette toile, à l’origine d’un seul tenant, commencée en 1937 et terminée en 1948. Le marchand d’art Ambroise Vollard lui avait demandé d’illustrer la bible en 1930. Pour lui, elle est amour et paix. Le Christ crucifié porte un châle de prière juive, le rabbin en vert (couleur sacrée pour Chagall) tient la Torah représentée en couleur rouge. C’est un Christ d’unification, au pied de la croix, le peuple, symbole de tout l’amour que la religion doit porter. Les maisons du village de Vitebsk brûlées lors de la révolution russe, puis pillées par les nazis. Les musiciens du folklore russe, les instruments, les bouquets de fleurs, les animaux nourriciers : chèvre, vache de la ferme familiale, … nombreux sont les symboles de son univers poétique.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

 

Présente partout dans ses œuvres, Bella Rosenfeld, l’étudiante en philosophie, amour de sa vie qu’il a épousée en 1915. Anéanti lorsqu’elle décède en 1944 aux Etats-Unis, il s’arrête totalement de créer pendant 9 mois. Le couple est aussi symbole de la genèse.

Le peintre s’est représenté, d’abord en rouge, prostré sous la croix, puis en bleu, retourné contre le Christ, enfin libéré en haut de la toile.  En violet dans le jaune, il regarde Bella en Vierge épousée, ils sont entourés de musiciens. Dans les œuvres de Chagall, chaque dessin peut avoir plusieurs significations, il y mêle harmonieusement et librement souvenirs, folklore, religion.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

Dans ses gouaches préparatoires réalisées pour illustrer la bible (1930-31), Chagall prend des libertés :  un ange à barbe…, il voit dans la bible « la plus grande source de poésie de tous les temps ». Il ne la dessine pas, il la rêve.

La période après-guerre, dans les années 1950, est propice au renouveau de l’art sacré. Sous l’impulsion du Père Couturier, désireux de faire appel à de grands artistes contemporains, l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau d’Assy en Haute-Savoie est une véritable œuvre d’art total. Fernand Léger y réalise la mosaïque de la façade, Germaine Richier, un Christ en croix, Georges Rouault un vitrail de Ste Véronique. Chagall participe à la décoration du baptistère en exécutant une grande et magnifique céramique, 2 bas-reliefs, et ses 2 premiers vitraux.

L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger.  Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger.  Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.
L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger.  Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger.  Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger.  Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.

L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d’Assy, photo Robert Doisneau. Mosaïque de la façade, Fernand Léger. Veronique, huile sur toile, 1945 et réplique du vitrail 1947, Georges Rouault. Vitraux de Chagall : L’Ange au chandelier et l’Ange aux Huiles Saintes. Atelier Paul Bony.

Cette fascinante céramique du Passage de la mer rouge devait bénéficier d’une restauration, ce qui a permis de l’extraire de son support, de la rendre indépendante et voyageuse et nous donne la grande chance de l’admirer.

Le patriarche Moïse ouvre la mer pour permettre le passage de son peuple poursuivi par les égyptiens. Un Christ crucifié, un village en feu, un juif errant portant un fardeau, mémoire d’un peuple en perpétuel exil, un couple, David jouant de la lyre, …tous les symboles y sont représentés. « Au nom de la liberté de toutes les religions » est inscrit au bas des carreaux.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

Robert Renard, architecte en chef de la cathédrale de Metz, est convaincu de l’intérêt d’associer de grands artistes contemporains à la restauration des vitraux. Passant outre sa hiérarchie, il faudra l’intervention d’André Malraux pour faire aboutir le projet.  Première commande importante de vitraux pour Chagall, il est mis en relation avec le verrier Charles Marq des ateliers Simon à Reims. Une véritable collaboration amicale s’installe. Charles Marq, philosophe, musicien puis maitre-verrier rencontre Brigitte Simon, maître-verrière. Ensemble, ils reprennent l’atelier Simon, actif à Reims depuis onze générations (1640). Charles Marq devient le maître-verrier attitré de Chagall.

Marc Chagall entouré des maitres-verriers Charles Marq et Brigitte Simon dans leur atelier à Reims.

David et Bethsabée sur fond bleu, 1964.

 

Ils utilisent la technique du verre plaqué ou verre double. Le bas d’un cylindre de verre en feu est trempé dans la couleur. La partie transparente supérieure est ouverte puis repliée sur la partie colorée. Le travail à l’acide chlorhydrique permet d’obtenir les dégradés de couleurs dans la couche sous-jacente et de faire apparaitre les transparences.

 

 

Réalisé en verre plaqué jaune sur blanc, ce petit vitrail, offert à Renard, est installé dans l’abbaye de Moissac. Il est gravé à l’acide de façon à faire apparaitre le blanc et suggérer une gerbe végétale le long du plomb vertical. Un léger jus de grisaille est apposé et ôté par endroits. Des touches de grisaille plus denses figurent le visage et la végétation. 

Cathédrale de Metz : bêtes, fleurs et oiseaux, couronnes de fleurs, maquette pour le vitrail oriental du triforium, 1967-68. Crayon noir, pastels, encre de chine sur papier.

Cathédrale de Metz : bêtes, fleurs et oiseaux, couronnes de fleurs, maquette pour le vitrail oriental du triforium, 1967-68. Crayon noir, pastels, encre de chine sur papier.

Pour chaque projet, Chagall prépare nombre d’esquisses. Lorsque le dessin est abouti, il est reproduit à l’échelle 1. Puis Charles Marq sur un rhodoïd transparent y trace les chemins de plomb en harmonie avec les traits du peintre.

Il y note les références des verres colorés. Les morceaux de cartons découpés sont placés sur les verres colorés correspondants. Montés ensemble, Chagall intervient, redessine sur les couleurs, les change, ajoute des motifs. Brigitte Simon l’assiste dans l’application au pinceau de la grisaille, peinture composée d’oxydes métalliques. Formant un film qui peut être gratté, ou intensifié la grisaille nécessite une nouvelle cuisson pour être fixée sur le verre.

Echantillons de verres colorés. Verrerie Sain-Just.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

Un important travail préparatoire est toujours nécessaire. Préalablement, Chagall et Marq visitent l’architecture dans laquelle vont s’insérer les vitraux. Pour Metz, il choisit une histoire par lancette, tient compte chromatiquement des baies voisines, anciennes. Premier dessin au crayon, en noir et blanc, puis lavis à l’aquarelle qui détermine les zones colorées, leur agencement, leur rendu de loin.

Cathédrale de Metz : 1 Abraham, Jacob, Moïse, Joseph et Noé, projet de vitrail pour le déambulatoire, 1959, mine graphite, 65 cm x 50 cm. 2 Maquette de vitrail, aquarelle gouache, encre de chine, 156cm x 97 cm.  3 Déambulatoire : vitrail d’Abraham, Jacob, Moïse (registre inférieur), Joseph et Noé (registres supérieurs), 1962. Photo Didier Boy de la Tour.

Cathédrale de Metz : 1 Abraham, Jacob, Moïse, Joseph et Noé, projet de vitrail pour le déambulatoire, 1959, mine graphite, 65 cm x 50 cm. 2 Maquette de vitrail, aquarelle gouache, encre de chine, 156cm x 97 cm. 3 Déambulatoire : vitrail d’Abraham, Jacob, Moïse (registre inférieur), Joseph et Noé (registres supérieurs), 1962. Photo Didier Boy de la Tour.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

 

Chagall réalisera 7 vitraux à Metz entre 1958 et 1968. Cette première commande importante de baies pour la cathédrale Saint-Étienne de Metz, fait connaître Chagall, déjà internationalement célèbre en tant que peintre, comme artiste majeur de l’art du vitrail. Suivront de nombreuses autres commandes internationales. Pour chaque site, Chagall multiplie les croquis, les dessins, esquisses jusqu’à la maquette définitive aux dimensions du futur vitrail.

Cathédrale de Metz, maquettes du petit bouquet et du grand bouquet pour le 2ème vitrail du triforium, 1967-68.Cathédrale de Metz, maquettes du petit bouquet et du grand bouquet pour le 2ème vitrail du triforium, 1967-68.

Cathédrale de Metz, maquettes du petit bouquet et du grand bouquet pour le 2ème vitrail du triforium, 1967-68.

Déambulatoire de la Cathédrale de Metz, vitrail (blessé) de Moïse, David, Jérémie et la rosace de la Rose bleue, 1958-1960.

Déambulatoire de la Cathédrale de Metz, vitrail (blessé) de Moïse, David, Jérémie et la rosace de la Rose bleue, 1958-1960.

 

Superbement mise en valeur, la magnifique rosace de la Rose bleue est à portée de vue. La forme de la rose épouse l’architecture. Les dégradés de bleus à la fois doux et intenses, les petites touches jaunes, la transparence rendent ce vitrail tellement harmonieux et lumineux.

Au cœur, un Christ vert, couleur sacrée pour Chagall, visage apaisé, il porte des téfilines. Ce sont des petits boitiers contenant des versets de la Bible placés sur le front et les bras et fixés par des lacets de cuir pour unir tête et cœur au moment de la prière. Les lignes de plomb donnent beaucoup de dynamisme à la composition en particulier au niveau de ses bras. Dans les pétales autour, un homme avec un livre, un chandelier à 3 branches, un tronçon de l’échelle de Jacob, un ange soufflant dans une corne de bélier, des oiseaux, feuillages, un quartier de lune.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

Ann Veronica Janssens, artiste plasticienne contemporaine a choisi d’installer à l’extrémité de la galerie, exposée à la lumière changeante du jour et en même temps offrant un point de vue sur la cathédrale, son triptyque de « gaufrettes ». Ces plaques de verre nervurées renferment des filtres colorés et iridescents et changent sans cesse de couleur en fonction du point de vue du spectateur.

 

Alors qu'en 1958, Chagall travaille à la première baie de la cathédrale de Metz, il est sollicité par l’association Hadassah, organisation de femmes sionistes américaines développant des équipements sanitaires en Israël, pour réaliser les vitraux de la future synagogue de l’hôpital Hadassah, à Jérusalem.

Vitraux de la synagogue de l’hôpital Hadassah, Jérusalem, 1960-62.

En haut de gauche à droite : Les tribus de Ruben, Siméon, Lévi, Dan, Gad, Asher.

En bas de gauche à droite celles de Juda, Zabulon, Issachar, Nephtali, Joseph, Benjamin.

Les douze grandes fenêtres (3,4 m x 2,5 m) représenteront les 12 tribus d’Israël. Disposées trois par trois aux quatre points cardinaux, Chagall reprend leur répartition dans le désert. La représentation humaine est interdite. Pour illustrer les tribus des douze fils de Jacob, Chagall va puiser son inspiration dans la Bible, privilégier les animaux et les symboles du judaïsme.

Tribu de Ruben, Tribu de Zabulon, dessins préparatoires. Tribu de Ruben, Tribu de Zabulon, dessins préparatoires.

Tribu de Ruben, Tribu de Zabulon, dessins préparatoires.

Pour Ruben, le 1er, toute vie vient de la mer, dominante bleue, poissons, oiseaux.

Siméon venge leur sœur avec violence. Bleu sombre, épée.

Lévi, ancêtre de Moïse. Couleur or qui éclaire le peuple, enseigne. Tables de la loi.

Juda, ancêtre des rois d’Israel, lignée de David, couronne.

Zabulon, voyages sur la mer, soleil couchant, poissons.

Issakar, âne, vert champêtre, étude de la torah, Sinaî et tables de la loi.

Dan : serpent autour du chandelier. Juge et justicier.

Gad, bouclier, guerrier.

Asher, paix, fonction nourricière : huile, fruits, colombe.

Nephtali, cerf-biche, oiseau.

Joseph, arc et flèches.

Benjamin, loup. Ambiance nocturne, la fleur centrale c’est Israël, elle ne sera pas vaincue par les animaux menaçants.

Ces vitraux exposés à Paris puis à New York avant leur inauguration en 1961 à Jérusalem, suscitent l’engouement. Dès lors, il reçoit de nombreuses commandes. Il réalise une fenêtre pour l’Organisation des Nations Unies, à New York, neuf pour la famille Rockefeller à l’Union Church de Pocantico Hills et bien d’autres…

En 1961, le secrétaire général de l’ONU meurt dans le crash d’un avion. Il affectionnait particulièrement l’œuvre de Chagall. Ce dernier est sollicité pour réaliser un vitrail qui lui rende hommage.

La Paix. Maquette définitive, vitrail pour le siège de l’ONU, New-York,1963.

L’artiste décrit la maquette : « Le centre est occupé par le symbole mondial de la paix. Du coté droit, en haut, les signes de la loi et des idéaux de notre temps… Mr Hammarskjöld a aimé que l’ONU célèbre la commémoration de sa création par l’audition de la 9ème symphonie de Beethoven, le peuple à droite est imprégné de cet évènement…à droite, … maternité en bas, en haut, …des martyrs de la paix… pour inspirer le recueillement, le bleu, tonalité générale. »  Lors de l’inauguration, Chagall a insisté sur le caractère central de la vision d’Isaïe de la réconciliation de toutes les créatures, légende prophétique de la paix d’une importance mondiale.

Ce carton a été reproduit sur la grande tapisserie La Paix pour la Chapelle des Cordeliers à Sarrebourg. La lissière Yvette Cauquil-Prince était appréciée par Chagall pour le rendu très dynamique de son travail. Trois années ont été nécessaires pour réaliser cette œuvre magnifique.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Chagall. Le passeur de lumières. » au Centre Pompidou Metz, le jeudi 1er juillet 2021.

 

Le magnifique vitrail La Paix réalisé pour la Chapelle des Cordeliers à Sarrebourg est la plus grande verrière réalisée par Chagall : 12 m x 7,5 m constitué de 13 000 morceaux de verre. Posé en 1976, il a nécessité le travail de 4 compagnons verriers pendant 2 ans. Mr Messmer, alors maire de la ville avait demandé que sa ville soit représentée sur le vitrail. Chagall la représente en bas, ainsi que trois cerfs qui évoquent les trois ramures du blason de la ville.

La Paix réalisé pour la Chapelle des Cordeliers, les 3 cerfs et la ville de Sarrebourg.

 

La Chapelle du Saillant : le blé, l’agneau, la vigne, le poisson, les quatre éléments.

Dans la petite église du Saillant à Voutezac, en Corrèze, les six vitraux réalisés entre 1978 et 1982, sont parmi les derniers crées par Chagall. La famille Lasteyrie du Saillant, après avoir racheté le château familial en 1970, rassemble des fonds pour restaurer la chapelle et lui demande d’orner les fenêtres de vitraux. Déposés pour être restaurés en 2020, ils sont exceptionnellement présentés dans l’exposition.

Le blé renvoie au pain, la vigne au vin de l’eucharistie, l’agneau au sacrifice et le poisson à la figure du Christ tandis que le vitrail bleu des 4 éléments peut évoquer la Création du monde.

 

 

Splendide bouquet, mis en valeur par les rehauts du jaune d’argent et la grande liberté du chemin de plomb. Ces vitraux sont parmi les derniers créés par Chagall. Il meurt en 1985 à l’âge de 98 ans.

 

Bouquets, oculus du portail. D.93 cm.1982.

Imaginé par Chagall, le musée du Message biblique, son musée, ouvre ses portes à Nice en 1973. Mélomane, il le dote d’un auditorium orné de grands vitraux.

 

La Rencontre d’Isaac et Rebecca au puits. Couvercle de Clavecin. 1980. Nice, musée national Marc Chagall.

 

Trop courte, cette visite fut absolument passionnante et très vivante grâce au dynamisme de Clémentine. Elia Biezunski, commissaire de l’exposition, a réussi à rassembler des œuvres rares, spectaculaires qu’on ne pourra plus admirer ailleurs qu’in situ pour certaines. L’exposition se termine le 31 août. Courez y vite !  C.C

 

Prochaines rencontres avec Les Arts 57 :

les jeudis 22 et 29 juillet 2021.

Visite guidée de l’église Ste Thérèse à Metz

Réservation obligatoire par mail ou par tél.

lesarts57@gmail.fr   ou tél.   03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

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