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Au lendemain de la conférence « Regards sur Gustav Klimt », le lundi 1er octobre, à Saulny.

 

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Gustav Klimt, Le baiser.

Gustav Klimt, Le baiser.

Joli succès pour cette soirée organisée par les «  Les Arts 57 ». C’est devant une salle comble que Christophe  Rodermann, maître en droit et histoire de l’art, et  guide conférencier du patrimoine nous a permis de redécouvrir  ce peintre autrichien «  hors normes ».

Au lendemain de la conférence « Regards sur Gustav Klimt », le lundi 1er octobre, à Saulny.Au lendemain de la conférence « Regards sur Gustav Klimt », le lundi 1er octobre, à Saulny.
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En cette deuxième partie du  19ème, c’est l’académisme qui  règne :  formation classique,  dessin,  anatomie. La peinture d’histoire est la plus prestigieuse, puis les sujets religieux, le portrait …  tout est hiérarchisé. En 1863, Manet provoque un scandale avec son déjeuner  sur l’herbe : une femme nue dont le corps n’est plus idéalisé entre 2 hommes habillés. « Je peins ce que je vois et non ce qu’il plait aux autres de voir ». La révolution industrielle, le progrès fascinent, les artistes s’intéressent au monde qui les entoure. Le chemin de fer, l’invention du tube ont permis la peinture en extérieur  avec la  «  touche impressionniste» de plus en plus rapide s’adaptant aux effets du temps : reflets changeants sur l’eau, brouillard …

Gustav Klimt est né en 1862 à Vienne, famille de 7 enfants.  De son père orfèvre ciseleur,  artisan modeste, il hérite le goût et le « savoir-faire »  pour l’ornement.  Début 20ème, période  où la  foi fait défaut,  on cherche une nouvelle spiritualité,  les nationalismes exacerbés  menacent, la seule chose qui peut régénérer la société est l’amour. 

Le baiser, 1907-08. 180 x180, Palais du Belvedère, Vienne.

 

Certainement la toile la plus célèbre, par sa portée universelle, hors du temps. Passion et tendresse.  Inspirations multiples : estampes japonaises, art byzantin…  Différentes teintes dorées entre le fond  et le couple, ainsi mis en valeur…  Habit masculin : motifs rectangulaires, noirs, plus durs.  Ronds colorés, floraux pour la femme. Parterre de fleurs : nature qui renait, symbole de fertilité.

Souplesse des lignes de l’Art nouveau.

Palais de la Sécession de Josef Olbrich, 1897-1898. Vienne.

Construit pour accueillir les œuvres de jeunes artistes qui n’ont pas accès aux salons ou galeries. Klimt fait partie de la Sécession viennoise (=Art  nouveau autrichien) qui se rebelle contre les conceptions anciennes en vigueur depuis la renaissance (400 ans) en particulier la distinction arts majeurs et arts mineurs (les arts décoratifs). « Ver sacrum »,  nom de leur revue (1898-1903). (= printemps sacré).

Un  art nouveau européen nait  partout  : Paris (bouche de métro), Bruxelles, Barcelone  et l’Ecole de Nancy  qui s’inspire aussi de la nature.

L’atelier  qu’il monte avec  son frère,  artiste décorateur, acquiert une certaine renommée à Vienne. Ils achèvent  le grand chantier du théâtre de Vienne.

 Klimt démocratise l’art du portrait en proposant, à partir de photographies, des portraits réalistes de jeunes  femmes. Souci du détail, collier de perles, décor tapisserie.  Bonne réputation dans l’aristocratie viennoise.

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Periode impressionniste. Portrait d’une femme, 1894.  Portrait de Sonja Knips, 1898. Schubert au piano, 1899. (détruit en 1945)Periode impressionniste. Portrait d’une femme, 1894.  Portrait de Sonja Knips, 1898. Schubert au piano, 1899. (détruit en 1945)Periode impressionniste. Portrait d’une femme, 1894.  Portrait de Sonja Knips, 1898. Schubert au piano, 1899. (détruit en 1945)

Periode impressionniste. Portrait d’une femme, 1894. Portrait de Sonja Knips, 1898. Schubert au piano, 1899. (détruit en 1945)

Que ce soit les sujets mythologiques, l’antiquité grecque, ou l’art religieux, il magnifie le  pouvoir sensuel féminin en s’affranchissant, dans ses portraits, des 3 règles essentielles du style classique : perspective, clair-obscur et modelé.

Pallas Athéna ,1898.

 

 Une des premières œuvres représentatives de la Sécession Viennoise, Klimt  cherche  à retrouver la « force essentielle » de l’art grec antique. Autour du cou d’Athéna, la  gorgone   prend pour modèle la  méduse décapitée proche de celle de l’armure d’Athéna décrite par Homère dans l’Iliade. Dans le fond du tableau,  il peint le combat d’Héraclès contre Triton inspiré d’un vase de l’époque archaïque.

Judith  et la tête d’Holopherne, 1901. Danaé, 1907.
Judith  et la tête d’Holopherne, 1901. Danaé, 1907.

Judith et la tête d’Holopherne, 1901. Danaé, 1907.

Judith se rend au camp d’Holopherne, général  assiégeant  la ville de Bethulia. Impressionné par sa beauté, il  l’invite à un festin, puis dans sa tente où elle profite de son ivresse pour le décapiter. Elle revient avec la tête d’Holopherne. Son geste galvanise les habitants qui font fuir les envahisseurs.

Danaé fut enfermée dans une tour  car un oracle avait prédit que son père Acrisios serait tué par son petit-fils. Mais, en dépit de ces précautions, Zeus vint lui rendre visite sous la forme d'une pluie d'or et elle lui donna un fils nommé Persée.

 Portrait de Fritza Riedler. 1906.                            Adèle  Bloch- Bauer  1, 1907.
 Portrait de Fritza Riedler. 1906.                            Adèle  Bloch- Bauer  1, 1907.

Portrait de Fritza Riedler. 1906. Adèle Bloch- Bauer 1, 1907.

Portrait d’Emilie Plöge, 1902.

 

 

Emilie Flöge, sa compagne, femme indépendante, travaille dans la mode,  déjà d’une grande modernité pour l’époque.  Ses robes,  chapeaux, tissus inspirent Klimt.

Dans ses portraits de dames : visage et mains sont  réalistes.  Il s’inspire de l’Égypte ancienne avec le motif de l’œil en amande protecteur, (oudjat),  de l’art byzantin avec l’introduction  de la  feuille d’or, des estampes japonaises abolissant la perspective. Technique mixte et format carré  sont aussi  tout à fait novateurs.

 

En 1904, un banquier belge Adolphe Stoclet  lui commande la réalisation des mosaïques murales de la salle à manger d'un palais qu'il construit à Bruxelles.

"L’Arbre de Vie" est la partie centrale de la fresque. Il représenterait la complexité des caractères humains, toujours agités d'humeurs contraires. A gauche, le personnage symboliserait l'attente. Ceux de droite, l'amour, c'est-à-dire l'accomplissement. L’arbre  représente le lien entre  la terre  et le ciel, les vivants et les morts … Motifs décoratifs aux formes géométriques variées, arabesques, spirales orientales…  

Très tôt,  il est fasciné par la peinture en extérieur, le calme du jardin. Parmi les 55 paysages peints par Gustav Klimt, la plupart ont pour décor l'Attersee, lac autrichien des environs de Salzbourg où le peintre passe  ses étés. Reflets dans l’eau, couleurs plus vives, il réactive les codes impressionnistes, jusqu’à devenir  même pointilliste  et divisionniste. Les formes géométriques, les différentes couleurs  donnent   la sensation de différents niveaux, de verticalité,  de perspective. Il arrive progressivement à l’abstraction

Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.
Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.
Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.Jardin avec des poules, 1899.    -                         Haut-bois, 1902.           -     Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach  am Arttersee , 1910.  -        Des pommiers,  1916.  -                   Jardin avec des coqs , 1917.

Jardin avec des poules, 1899. - Haut-bois, 1902. - Allée du parc Shloss Kammer, 1912 L’église d’Unterach am Arttersee , 1910. - Des pommiers, 1916. - Jardin avec des coqs , 1917.

Couleurs chatoyantes pour les œuvres plus tardives de ce peintre mystérieux, talentueux  et inclassable. Il a revisité les grands thèmes, fasciné par la représentation de la femme et cherché une nouvelle spiritualité. Il meurt à Vienne en 1918 à 56 ans laissant des œuvres inachevées. 24 grandes toiles se trouvent  au  musée du Belvédère à Vienne. Certaines œuvres spoliées ou détruites par les nazis en 1945 ont été reproduites grâce à des photos.

Les amies, 1916. Détruite en 1945 -         Portrait de Johanna Staude, 1917-18  -  Femme à l’éventail, 1917-18                       Portrait de Maria Munk (1917-18) inachevé.
Les amies, 1916. Détruite en 1945 -         Portrait de Johanna Staude, 1917-18  -  Femme à l’éventail, 1917-18                       Portrait de Maria Munk (1917-18) inachevé.
Les amies, 1916. Détruite en 1945 -         Portrait de Johanna Staude, 1917-18  -  Femme à l’éventail, 1917-18                       Portrait de Maria Munk (1917-18) inachevé.
Les amies, 1916. Détruite en 1945 -         Portrait de Johanna Staude, 1917-18  -  Femme à l’éventail, 1917-18                       Portrait de Maria Munk (1917-18) inachevé.

Les amies, 1916. Détruite en 1945 - Portrait de Johanna Staude, 1917-18 - Femme à l’éventail, 1917-18 Portrait de Maria Munk (1917-18) inachevé.

Adam et Eve, 1918. Inachevé.

Dernier « pied de nez» à l’histoire de l’art, il montre Adam et Ève, joyeux au moment charnel avant qu’ils ne soient exclus du paradis.      La femme est encore " mise en avant". 

 

Prochaine rencontre avec Les Arts 57 :

Lundi 12 novembre à 20 h à SAULNY,

Salle Muller (salle polyvalente),

Le peintre Anselm Kiefer

Conférence présentée par Monsieur Laurent Commaille

Participation : 3 euros pour adhérents et étudiants ;

5 euros pour non-adhérents

Réservation souhaitée par mail ou par tél :

lesarts57@hotmail.fr   ou tél.   03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

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