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Au lendemain de la conférence : « Balade dans les rues de Metz », à Saulny, lundi 4 juin.

 

Soirée très originale organisée par Les Arts 57 et présentée de façon interactive par Claude SPITZNAGEL,  passionné par la région et son histoire.

Dans la salle remplie (70 personnes), les noms de rues fusent,  M. Spitnagel  les saisit au vol et, en  conteur enthousiaste, en explique  l’origine, les replace dans le contexte historique, raconte des anecdotes… 

Que de surprises, parfois même pour ceux qui  connaissent déjà !

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Au lendemain de la conférence : « Balade dans les rues de Metz », à Saulny, lundi 4 juin.

Loin de l’apparence diabolique de son nom, la rue d’Enfer suivait  le tracé  de la « via inferior romaine », première fortification autour de la colline Ste Croix  et  en  Jurue  se  trouvait un  temple  dédié à Jupiter. Balayée  la légende  de « taisons-nous»,  la rue Taison  aurait été  un lieu de  relais romain, impérial, puis arrêtoir religieux, Taison serait la déformation de station… c’est une rue très ancienne, traces de maisons à colombages, forge de maréchal ferrant, fabrique de cierges avec de   la ficelle trempée dans du suif fondu, séchage de plantes médicinales réservées à l’évêché mais aussi maison close  avec passage par les maisons voisines permettant aux notables de s’échapper…  Dans son prolongement,  la rue Serpenoise, sous laquelle,  à 5-6 m de profondeur, se trouve l’ancienne voie romaine d’axe  S-N  (Nancy- Trèves).

 En Fournirue, cette rue bien achalandée fournissait du matériel guerrier  ou autre hypothèse :  rue des fourneaux  pour la fabrication des armes et de l’orfèvrerie.  La  rue de  la  Princerie  abritait la maison du Princier,  personnage religieux important,  placé directement après l’évêque.  En Nexirue  se déroulaient  les exécutions  (du latin nexere =mettre à mort), plus tard ce fut  à la  Place de la Comédie  puis  Place de la République. La rue aux Ossons, tirerait son nom des oiseaux  ou oisons.      Coëtlosquet,  Lassalle, et Gournay sont les noms de grandes familles messines.  La famille Coëtlosquet  serait venue de Bretagne lors  du rattachement  de Metz  à la France,  pour contribuer à « franciser la ville » !  L’auberge de la  « Teste d’or » était installée autrefois  rue Tête d’or.  La rue du père Potot doit son nom à cet éminent  militaire blessé qui entra dans les ordres à la fin de sa vie et fut autorisé à posséder  une chapelle dans sa propre maison.

En dehors des fortifications pour éviter les taxes,  la Place St Louis était un lieu de commerce florissant. Il s’y  vendait du blé, tout près est située la place du Quarteau. La quarte, le quartaut étaient d’anciennes mesures  de capacité pour le grain. La cité messine au carrefour entre la France, l’empire germanique, le duché de Bar, le duché de Luxembourg et les pays du nord  brassait de nombreuses monnaies étrangères,  le change de l'argent était une source de prospérité  rue du Change.   En   Chaplerue, même si un chapelier  y a été établi, le nom de la rue a pour origine  la présence de deux chapelles  (Petit Clairvaux et St Esprit).  La rue des Piques, autrefois rue de la Fleur de Lys, fut un lieu de d’entrepôt de  ces armes.

Metz, ville militaire, on y  fabriquait les galons pour uniformes, les parments,  dans la  rue des Parmentiers.  La place de Chambre serait peut-être liée aux Templiers.  Le Pont des Morts était géré par l’Hôpital St Nicolas. Chargé de son entretien, il recevait en échange les vêtements des messins lorsqu’ils mouraient. De là étaient aussi jetées les « sorcières » qui, si elles ne se noyaient pas, étaient brûlées ! Origine étonnante et drôle de la rue de Glatigny : lieu de résidence d’une dame lavandière, vendant ses charmes.  Originaire du village de Glatiny, elle était surnommée « la Glatigny » !   à proximité, la ruelle du bordé ou des Bordeaux, (des bordels ? au bord de l’eau ?).

Installée sur un ancien bras de la Seille, la rue des Tanneurs fut prospère et développa en même temps que le travail  du cuir nauséabond,  une production de parfum pour en atténuer l’odeur et payer moins de taxes !

A proximité,  rue du Grand- Wad, le wad dérive du latin et signifie le gué. Pour les rues  Wad-Billy       et  Wad- Bouton, Billy et Bouton étaient des noms assez répandus. La place Coislin  occupe l’ancien Champ- à -Seille.  L’évêque de Metz, Mgr de Coislin y fit construire les premières casernes  à l’emplacement de l’actuelle gare routière.

 

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Dernier exemplaire papier de la revue maintenant numérique.

 

 

Les deux heures très dynamiques n’ont pas suffi pour répondre à toutes les interrogations, M. Spitnagel a vraiment passionné l’auditoire, malheureusement  il n’a plus eu le temps de faire la démonstration de ses  chouettes balades.

 Il est un des auteurs de la revue maintenant numérique  "PASSE-PRESENT". Cette revue  envoyée à   47 000 personnes est facilement accessible et d’accès gratuit en envoyant son adresse-mail pour la recevoir.

Chacun peut aussi aller la  consulter par internet.

Au lendemain de la conférence : « Balade dans les rues de Metz », à Saulny, lundi 4 juin.

De plus, depuis peu, PASSE-PRESENT a mis au point une application smart-phone "CHOUETTES-BALADES" qui permet aux membres de l'association de choisir parmi tout un ensemble de circuits une balade. Tout au long du circuit , des commentaires audio sont prévus sur place.   (Pour une participation annuelle de 20 E).

Au lendemain de la conférence : « Balade dans les rues de Metz », à Saulny, lundi 4 juin.
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Prochaines rencontres avec Les Arts 57 :

Lundi 2 Juillet à 20 h à Saulny,

 " Habiter les formes organiques : l’architecture sculpture

ou la révolution de l’habitat par les matériaux. "

Conférence présentée par  Aurèlie MICHEL,

Maître de conférences en arts. Université de Lorraine

Participation : 3 euros pour adhérents et étudiants ; 5 euros pour non-adhérents

Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr                 

ou par tél  03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

 

Vendredi 13 juillet à 14h à l’Arsenal,

visite guidée  de l’exposition  J.F. Blondel.

Participation : 3 euros pour adhérents et étudiants ; 5 euros pour non-adhérents

Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr                 

ou par tél : 03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

 

Vendredi 3 Août, 14 h au Centre Pompidou,

visite guidée  de l’exposition  « les Couples ».

Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr                 

ou par tél : 03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

 

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