
Soirée très originale organisée par Les Arts 57 et présentée de façon interactive par Claude SPITZNAGEL, passionné par la région et son histoire.
Dans la salle remplie (70 personnes), les noms de rues fusent, M. Spitnagel les saisit au vol et, en conteur enthousiaste, en explique l’origine, les replace dans le contexte historique, raconte des anecdotes…
Que de surprises, parfois même pour ceux qui connaissent déjà !
Loin de l’apparence diabolique de son nom, la rue d’Enfer suivait le tracé de la « via inferior romaine », première fortification autour de la colline Ste Croix et en Jurue se trouvait un temple dédié à Jupiter. Balayée la légende de « taisons-nous», la rue Taison aurait été un lieu de relais romain, impérial, puis arrêtoir religieux, Taison serait la déformation de station… c’est une rue très ancienne, traces de maisons à colombages, forge de maréchal ferrant, fabrique de cierges avec de la ficelle trempée dans du suif fondu, séchage de plantes médicinales réservées à l’évêché mais aussi maison close avec passage par les maisons voisines permettant aux notables de s’échapper… Dans son prolongement, la rue Serpenoise, sous laquelle, à 5-6 m de profondeur, se trouve l’ancienne voie romaine d’axe S-N (Nancy- Trèves).
En Fournirue, cette rue bien achalandée fournissait du matériel guerrier ou autre hypothèse : rue des fourneaux pour la fabrication des armes et de l’orfèvrerie. La rue de la Princerie abritait la maison du Princier, personnage religieux important, placé directement après l’évêque. En Nexirue se déroulaient les exécutions (du latin nexere =mettre à mort), plus tard ce fut à la Place de la Comédie puis Place de la République. La rue aux Ossons, tirerait son nom des oiseaux ou oisons. Coëtlosquet, Lassalle, et Gournay sont les noms de grandes familles messines. La famille Coëtlosquet serait venue de Bretagne lors du rattachement de Metz à la France, pour contribuer à « franciser la ville » ! L’auberge de la « Teste d’or » était installée autrefois rue Tête d’or. La rue du père Potot doit son nom à cet éminent militaire blessé qui entra dans les ordres à la fin de sa vie et fut autorisé à posséder une chapelle dans sa propre maison.
En dehors des fortifications pour éviter les taxes, la Place St Louis était un lieu de commerce florissant. Il s’y vendait du blé, tout près est située la place du Quarteau. La quarte, le quartaut étaient d’anciennes mesures de capacité pour le grain. La cité messine au carrefour entre la France, l’empire germanique, le duché de Bar, le duché de Luxembourg et les pays du nord brassait de nombreuses monnaies étrangères, le change de l'argent était une source de prospérité rue du Change. En Chaplerue, même si un chapelier y a été établi, le nom de la rue a pour origine la présence de deux chapelles (Petit Clairvaux et St Esprit). La rue des Piques, autrefois rue de la Fleur de Lys, fut un lieu de d’entrepôt de ces armes.
Metz, ville militaire, on y fabriquait les galons pour uniformes, les parments, dans la rue des Parmentiers. La place de Chambre serait peut-être liée aux Templiers. Le Pont des Morts était géré par l’Hôpital St Nicolas. Chargé de son entretien, il recevait en échange les vêtements des messins lorsqu’ils mouraient. De là étaient aussi jetées les « sorcières » qui, si elles ne se noyaient pas, étaient brûlées ! Origine étonnante et drôle de la rue de Glatigny : lieu de résidence d’une dame lavandière, vendant ses charmes. Originaire du village de Glatiny, elle était surnommée « la Glatigny » ! à proximité, la ruelle du bordé ou des Bordeaux, (des bordels ? au bord de l’eau ?).
Installée sur un ancien bras de la Seille, la rue des Tanneurs fut prospère et développa en même temps que le travail du cuir nauséabond, une production de parfum pour en atténuer l’odeur et payer moins de taxes !
A proximité, rue du Grand- Wad, le wad dérive du latin et signifie le gué. Pour les rues Wad-Billy et Wad- Bouton, Billy et Bouton étaient des noms assez répandus. La place Coislin occupe l’ancien Champ- à -Seille. L’évêque de Metz, Mgr de Coislin y fit construire les premières casernes à l’emplacement de l’actuelle gare routière.
Les deux heures très dynamiques n’ont pas suffi pour répondre à toutes les interrogations, M. Spitnagel a vraiment passionné l’auditoire, malheureusement il n’a plus eu le temps de faire la démonstration de ses chouettes balades.
Il est un des auteurs de la revue maintenant numérique "PASSE-PRESENT". Cette revue envoyée à 47 000 personnes est facilement accessible et d’accès gratuit en envoyant son adresse-mail pour la recevoir.
Chacun peut aussi aller la consulter par internet.
De plus, depuis peu, PASSE-PRESENT a mis au point une application smart-phone "CHOUETTES-BALADES" qui permet aux membres de l'association de choisir parmi tout un ensemble de circuits une balade. Tout au long du circuit , des commentaires audio sont prévus sur place. (Pour une participation annuelle de 20 E).
Prochaines rencontres avec Les Arts 57 :
Lundi 2 Juillet à 20 h à Saulny,
" Habiter les formes organiques : l’architecture sculpture
ou la révolution de l’habitat par les matériaux. "
Conférence présentée par Aurèlie MICHEL,
Maître de conférences en arts. Université de Lorraine
Participation : 3 euros pour adhérents et étudiants ; 5 euros pour non-adhérents
Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr
ou par tél 03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96
Vendredi 13 juillet à 14h à l’Arsenal,
visite guidée de l’exposition J.F. Blondel.
Participation : 3 euros pour adhérents et étudiants ; 5 euros pour non-adhérents
Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr
ou par tél : 03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96
Vendredi 3 Août, 14 h au Centre Pompidou,
visite guidée de l’exposition « les Couples ».
Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr
ou par tél : 03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96