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Au lendemain du circuit Saint-Louis/Lalique du vendredi 12 Octobre 2012

 

 

Un départ matinal (7 H 15) pour une journée exceptionnelle.

34 participants se souviendront avec bonheur de ce circuit organisé par notre association Les Arts 57 dans le Pays de Bitche avec les visites de la manufacture et du Musée de la cristallerie Saint-Louis et du musée Lalique récemment restauré.

 

- LA CRISTALLERIE DE SAINT LOUIS

 

Quatre siècle d'histoire :

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Depuis la nuit des temps, la Lorraine Mosellane, est une région sablonneuse et plantée de grandes forêts.

Dès 1586, le verre est travaillé dans le village de Münzthal.

Un peu moins de deux siècles plus tard, en 1767, le roi Louis XV confère à la verrerie de Münzthal, le titre de Verrerie Royale de Saint-Louis

A la veille de la révolution française, en 1781, la Verrerie Royale de Saint-Louis perce le secret du cristal. Découverte reconnue par l'Académie des sciences l'année suivante.

Le XIXe siècle est, pour la Cristallerie de Saint-Louis, une époque riche en progrès et en innovations.

Le souffle créatif du XXe siècle fait naître de nouveaux modèles et, aujourd'hui les souffleurs, tailleurs, décorateurs de la cristallerie sont parmi les premiers artisans du monde.

 

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En 1993, Saint-Louis devient la propriété du groupe HERMES

 

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Martine ZIEGLER, Présidente - Chantal RENNER, Vice-Présidente

 

 LA MANUFACTURE :

 

Notre charmante guide Elisabeth nous accueille pour une visite documentée de la Manufacture, et nous fera découvrir l'ensemble des métiers d'excellence qui font la renommée internationale de Saint-Louis

 

 Une armée de spécialistes :d'un côté les verriers qui façonnent des objets à partir du cristal en fusion ; de l'autre, les tailleurs, les graveurs, les décorateurs à l'or.

   

Un circuit de visite nous fait emprunter des passerelles qui surplombent les deux grandes halles verrières (la toiture a été réalisée par G.Eiffel, un an avant la Tour Eiffel.)

 

Nous découvrons ainsi, la GRANDE PLACE où exercent les verriers les plus qualifiés, ils oeuvrent autour du four à pot, chauffé à 1450° C. Il faut une dizaine d'années de formation pour opérer dans cette unité, et le travail se fait toujours en équipe (avec les outils traditionnels telles : palette et mailloche)

 

En face, la HALLE, ou place du chaud, où les artisans travaillent sous la surveillance de la statut de Saint Louis

 

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 Une pièce peut prendre plusieurs semaines jusqu'à sa finition et passe par des dizaines de mains. Quelques exemples, ci-dessous :

 

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 Emblématiques de la cristallerie St Louis, les sulfures, ces boules presse-papier en verre orné dans la masse, doivent leur nom de MILLEFIORI à leur décor caractéristique présentant un semis de petites inclusions de verre coloré ou de pâte de céramique.

 

La technique consiste à confectionner de fines baguettes appelées "cannes", offrant une combinaison de couleurs, selon le nombre de couches de cristal.

 

Ces baguettes sont ensuite débitées en tranches, appelées "bonbons", disposées dans un moule, puis incluse dans le cristal.

 

 

 

 

 

 

 

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Verres et carafes Massenet :

 

 

On applique au pinceau une sorte d'enduit obtenu par une dissolution d'or à 24 carats mélangée à un fondant.

 

 

Après cuisson, la dorure est polie à la pièrre d'agate ou au sable fin pour lui donner son éclat brillant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE MUSEE

 

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Le musée au centre de la cristallerie expose, dans une architecture épurée, une collection unique de 200 pièces illustrant l'incroyable étendue de la palette des savoir-faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La matinée s'achève, il est temps de regagner l'Auberge de Sainte Vérène à Enchenberg pour un superbe déjeuner, apprécié de tous

 

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 Ensuite départ pour :

 

- Le Musée LALIQUE

  

René LALIQUE,  un joaillier attiré par le verre :

Au tour du XXème siècle, René LALIQUE est à l’apogée de sa carrière de joaillier ; Elle ne s’est, bien sûr, pas imposée immédiatement. D’abord apprenti joaillier chez les plus grands bijoutiers de la place de Paris, il enchâsse sur commande diamants et perles sur des métaux précieux, dans un style néo-rococo au luxe tapageur. S’il apprend à maîtriser  parfaitement  les techniques, René Lalique éprouve peu d’intérêt pour ces bijoux coûteux. Le jeune esthète, épris de nature, sensible aux courants émergeants de l’Art nouveau et du symbolisme, s’installe alors à son compte en tant que dessinateur en chambre et propose ses créations à des bijoutiers de renom : Jacta, Aucoc, Cartier…Inspirés par la faune, la flore et la figure de la femme, allégorique ou sensuelle, ces bijoux intègrent des matériaux inédit et encore dédaignés tels l’ivoire, la corne, le cuir, la nacre et surtout les émaux.

Encouragé par le succès que remportent ces premières créations, René Lalique ouvre, à vingt-cinq ans, un atelier à Paris et poursuit ses recherches avec ardeur. En totale rupture avec les bijoux traditionnels d’alors, il est d’abord porté aux nues par une avant-garde appartenant aux cercles artistiques, moins conformistes.

A leur tête, la grande Sarah Bernhardt ou la poétesse Nathalie Clifford- Barney, qui osent les premières arborer  ses créations, pensées non plus comme un assemblage de pierreries « vaniteuses, orgueilleuses et si prétentieusement riches », mais comme de  véritable œuvres d’art.

Pourtant à l’exposition universelle de 1900. Lalique fait un triomphe et connaît dès lors un succès phénoménal.

 

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Stand de René Lalique lors de l'expositions universelle de 1900

 

  

 

 

Les commandes affluent du monde entier, gens de spectacle, familles princières ou riches industriels.

Un de ses plus fidèles mécènes, son ami le financier amateur d’art  Calouste  Gulbenkian,  constituera ainsi la plus importante collection d’orfèvrerie Lalique.

 

René Lalique approfondit  ses recherches sur le matériau et prend conseil auprès de Jules Henrivaux, directeur de la manufacture de verre Saint Gobain et de Léon Appert, verrier à Clichy. Il n’ignore pas que les verreries du pays de Bitche, à Saint-Louis, Meisenthal ou Vallerysthal, connaissent un développement remarquable et collaborent avec les grands créateurs du moment. René Lalique a d’ailleurs  demandé à visiter la verrerie d’Emile Gallé à Nancy.

Lui-même s’est installé dans un atelier plus grand à Clairefontaine, près de Rembouillet, où il installe fours de fusion et de recuisson. C’est là qu’il expérimente ses premières pièces de verre soufflé, enserre des montures de métal précieux. Ces objets, relevant encore fortement de la joaillerie, constituent un moment charnière dans la création de l’artiste. En 1897, celui que Gallé surnomma l’ »inventeur du bijou moderne », se toune vers sa nouvelle passion : le verre ; du reste, il est las d’être imité voire contrefait......

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..... si René Lalique est connu dans le monde entier comme étant le maître du bijou moderne et un novateur dans l'art verrier, il a part son installation à Wingen, procuré du travail à des centaines d'hommes et femmes pendant 4 générations .... et l'aventure continue.

 

 

 

 

Fontaine Les Sources de France , création de Lalique pour l'exposition des arts décoratifs et industriels moderne de 1925 

 

 

 

 

 

 

Les collections présentées au musée Lalique

Des collections Lalique prestigieuses sont mises en valeur à travers le monde, en particulier au musée Gulbenkian de Lisbonne, au musée des Arts Décoratifs de Paris ou au musée Lalique d'Hakone au Japon qui rassemblent principalement des bijoux de René Lalique. Le musée Lalique de Wingen-sur-Moder a pris le parti de mettre en valeur l'ensemble de la création de l'artiste, en mettant principalement l'accent sur ce qu'est la production Lalique à Wingen-sur-Moder : le verre et le cristal. 

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Les bijoux

Les œuvres présentées sont les témoins du génie créatif de René Lalique. Bijoutier à ses débuts, il a apporté un véritable renouveau à la joaillerie, tant au niveau des sources d'inspiration que des matériaux utilisés. Il n'hésitait ainsi pas à employer des matériaux jugés moins nobles tels que la corne, l'ivoire ou l'émail. C'est d'ailleurs le travail de recherche sur cette dernière matière qui a mené Lalique à s'intéresser au verre, dont la composition est proche.

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   Pendentif Femme Libellule, ailes ouvertes 1898-1900

Les dessins

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René Lalique dessinait beaucoup, et il dessinait bien. Sujets de véritables études, les bijoux prennent vie sur le papier. Des œuvres originales sont présentées dans le cabinet graphique du musée. Les contraintes de conservation – pour préserver au mieux les couleurs – imposent 4 rotations annuelles.

 

Dessin d'un peigne, réalisé grandeur nature - Aquarelle - Le choix des couleurs détermine déjà le choix des matérieux.

Réalisé sur du papier calque 

 

Les Flacons de Parfum

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Les flacons de parfum, créés à la suite de la rencontre de René Lalique avec François Coty, marquent le passage définitif du créateur de bijoux au verre. Le visiteur a la chance de pouvoir admirer au sein du musée plus de 230 flacons de parfum prêtés par Silvio Denz, grand collectionneur, Président directeur général et propriétaire de la Société Lalique.

 

 

 

Le verre

Après cette entrée en matière avec les flacons de parfum, René Lalique diversifie sa production. Les arts de la table, les objets décoratifs, les lustres, les vases s'ajoutent à son catalogue.

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Service assiettes et verres "Mouettes" 1939 

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 Bouchons de radiateurs

Au début du XXe siècle, les premières automobiles font leur apparition. la voiture devient un véritable objet de rêve du fait des premières courses automobiles. Symbole de réussite sociale par excellence, il est de bon ton pour les messieurs de personnaliser leur véhicule en y ajoutant un accessoire unique.

René Lalique créera en tout 27 modèles  : à gauche modèle Vitesse, 1929 , à droite modèle Victoire 1928

 

 

 

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 L'art sacré est peut-être une création moins connue de Lalique que vous pourrez découvrir notamment grâce à un film réalisé dans des églises de Douvres-la-Délivrande, Reims, Paris et Jersey.

Le cristal Lalique

Les savoir-faire se perpétuent encore à Wingen-sur-Moder. A la disparition de René Lalique, c'est son fils Marc qui lui succède. Il a marqué l'entreprise de son empreinte en initiant le passage du verre au cristal qui l'intéressait pour son jeu avec la lumière.

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Marc Lalique crée ce lustre monumental en cristal.
L'histoire de ce lustre est un conte de fée. Crée spécialement pour l'exposition de l'Art du verre, qui se tient à Paris en 1951, ce lustre est ensuite déposé et s'endort dans les réserves parisiennes.

Ce géant de cristal se réveille 60 ans plus tard pour éclairer de mille feux les visiteurs dès leur arrivée au musée Lalique.

(composé de 337 pièces de verre enchassées dans une structure métallique de près de 3 m de haut, il pèse 1.586 tonne, il accueille le visiteur sous une charpente spécialement conçue à cet effet)

 

 Sa fille Marie-Claude a ensuite pris la relève dans les années 1970. Depuis 2008, la société Lalique fait partie du groupe suisse Art et Fragrance appartenant à Silvio Denz.

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A la fin de l'exposition, on pourra également découvrir cette Fontaine "Poissons" de René Lalique, crée en 1937 et aujourd'hui réeditée en cristal

 

 

 

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Une table tactile permet dans le musée de découvrir les différentes étapes de la fabrication du vase Bacchantes et un mur d'écrans rend hommage aux verriers travaillant à la manufacture ( celle-ci ne se visite pas !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre groupe se retrouve à la sortie du Musée Lalique, enchanté, par la découverte d'un lieu magique !!!!

 

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La prochaine rencontre avec les ARTS 57 sur le thème du SURREALISME, et en partenariat avec l'association Echanges&Culture de longeville-les-Metz, sera présentée par Monsieur Laurent COMMAILLE, Maître de conférences en Histoire Contemporaine à l'Université de Lorraine de Metz. Elle aura lieu à :

 

 

 

LONGEVILLE LES METZ

Centre Socioculturel place Hennocque

(Parking derrière l'église)

VENDREDI 23 NOVEMBRE à 20 H

Participation : 3 euros pour adhérent - 5 euros pour non-adhérent

Réservation par mail : lesarts57@hotmail.fr - Tél : 03 87 32 05 03

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