C'est à Sainte-Marie-aux-Chênes que notre association Les Arts 57 a organisé sa dernière rencontre de la saison, le lundi 6 Mai 2013.
Cette soirée qui a eu pour thème : l'art de la gravure et de l'Ex-Libris, fut brillamment présentée par Monsieur Jean-François CHASSAING.
L'auditoire s'installe... nous serons une trentaine de personnes à assister à cette intervention passionnante.
Monsieur Jean-François CHASSAING :
Président de l'Association Française pour la Connaissance de l'Ex-Libris. (A.F.C.E.L.)
Fondateur de la Biennale Internationale de l’Estampe en Lorraine
Délégué & Membre du Jury International à la Triennale Mondiale de l'Estampe petit format à Chamalières en Auvergne.
débute la séance par une présentation de l'AFCEL et une informaton trés détaillée sur les différentes formes d'Ex-Libris
L'A.F.C.E.L. est actuellement la seule société française spécialisée dans l'ex-libris, son histoire, son étude, sa création, sa collection. Elle groupe des chercheurs, des artistes, des collectionneurs et, plus simplement des amis de l'ex-libris. Elle est affiliée, avec une trentaine de sociétés analogues, à la Fédération Internationale de Sociétés et d'Associations d'Ex-libris (F.I.S.A.E.) qui organise un congrès international tous les deux ans. L'A.F.C.E.L. édite une revue semestrielle : L'EX-LIBRIS FRANCAIS, qui traite de l'ex-libris, tant ancien que moderne.
Historique de l'A.F.C.E.L.
Au milieu du siècle dernier, de nombreuses "sociétés savantes" de toutes disciplines se sont créées dans le monde entier. Le besoin de se réunir et de communiquer ses connaissances adopta une forme qui s'amplifia avec les années. Pour ce qui concerne l'ex-libris, ce mouvement ne vit le jour qu'à la fin du siècle. C'est ainsi que furent fondées en 1891 à Londres, l'Ex libris Society ; en 1892 à Berlin, l'Exlibris Verein zu Berlin, et le 30 avril 1893 à Paris, la Société française de collectionneurs d'ex-libris.
En Europe, d'autres sociétés suivront cet exemple: à Anvers, en 1893 ; à Bâle, en 1901; à Vienne, en 1904; à Barcelone, en 1905. Toutes ces associations (et de nouvelles) se sont d'ailleurs groupées en 1966 au sein d'une fédération internationale : la F. I. S. A. E., c'est-à-dire Fédération Internationale des Sociétés et Associations d'Ex-libristes.
Pour justifier les buts de ces associations, à savoir: « mettre les collectionneurs en rapport les uns avec les autres, faciliter leurs recherches, échanger leurs idées ... et leurs doubles, et étudier en commun les questions aussi nombreuses que variées qui pouvaient les intéresser », la publication d'une revue devenait impérative.
Les Archives de la Société française des collectionneurs d'ex-libris furent ainsi éditées grâce à l'active collaboration d'un petit groupe de Parisiens et de deux Lorrains: Arthur Benoit et Claude-Émile Thiery. Si la guerre de 1914-1918 ralentit quelque peu cette publication, elle se poursuivit pourtant, sans interruption, jusqu'en 1938. A cette date, pour de multiples raisons, la Société française fut dissoute.
C'est alors que le comte Antoine de Mahuet et Edmond Des Robert, tous deux nancéiens et membres de la défunte association, conscients du handicap que l'absence d'une société et d'une revue spécialisées causait à l'ex-libris français, déposèrent à la Préfecture de Meurthe-et-Moselle, le 16 juin 1936, les statuts de l'Association Française des Collectionneurs et amis des Ex-Libris et des gravures, communément désignée par le sigle A. F. C. E. L., en fixant son siège social au Palais ducal de Nancy. Depuis 1940, l'A. F. C. E. L. n'a cessé de publier son bulletin trimestriel (devenu semestriel depuis le début de l’année 2007) L’ex-libris français. Ses collections installées à la Bibliothèque municipale de Nancy, son siège social y fut également transféré en janvier 1969. C'est là qu'elle gère ses propres collections ainsi que celles de la Bibliothèque de la Ville de Nancy.
Au gré d'une évolution naturelle, en 1983, sa raison sociale fut légèrement modifiée en Association Française pour la Connaissance de l’Ex-Libris, ce qui ne changeait en rien le sigle bien connu A. F. C. E. L.
( Blog : http://exlibris-afcel.blogspot.com - courrier : afcel@dbmail.com)
I - L'ART DE L'EX-LIBRIS
Qu'est-ce qu'un EX-LIBRIS :
Petite vignette, généralement collée, affirmant la propriété d'un livre. Fixée sur la page de garde ou le contre plat de ce livre, elle porte le nom ou les initiales du propriétaire, et, par l'image ou le texte, peut indiquer sa profession, ses goûts, ses travers, son rang social... etc.

Les bibliophiles, ceux qui aiment leur bibliothèque et en sont fiers, tiennent à personnaliser chacun des livres qui la composent en y apposant « leur » ex-libris. Et ce qui était vrai à l'époque de la Renaissance, quand le livre devint un élément primordial du renouveau intellectuel et social, l'est encore à présent, comme une mode que rien n'a su faire passer.
Les amateurs de petites gravures originales font collection de ces ex-libris qu'ils échangent aux quatre coins du monde. De célèbres artistes ont pratiqué ce genre et beaucoup d'ex-libris se révèlent comme de petits chefs-d'oeuvre. A l'heure actuelle, partout dans le monde, des dessinateurs, des graveurs sur bois, sur cuivre, des lithographes... créent des ex-libris et mettent leur art à traduire sur quelques centimètres carrés de papier ces symboles par lesquels le titulaire aura souhaité qu'on le représente.
Les bibliothécaires s'intéressent eux aussi à l'ex-libris. Qu'il soit manuscrit ou gravé, ou simple étiquette typographique, il confère au livre qui le porte une histoire. Quelquefois, plusieurs ex-libris permettent de "suivre" l'existence d'un ouvrage et d'établir la succession de ses propriétaires.
HISTORIQUE DE L'EX-LIBRIS
Né du besoin des hommes, dans le dernier tiers du XVe siècle, d’identifier leurs livres, d’abord par des sceaux ou des inscriptions, puis par de petites vignettes apposées sur le recto de la page de garde, l’ex-libris fut d’abord longtemps héraldique, appartenant à l’aristocratie et contenant ses armoiries, jusqu’à être adopté par les classes bourgeoises à la fin du XIXe siècle. Ainsi vulgarisé, cet objet entra dans une phase de transformation formelle et conceptuelle due à un changement de son usage comme de son contenu. Qu’il fît appel à ses connaissances iconographiques ou qu’il mît en œuvre une symbolique plus ou moins énigmatique, l’artiste concepteur des marques, ne pouvant plus centrer la composition autour d’un blason, que les familles bourgeoises ne possédaient pas, devait s’adapter aux changements de son époque en cherchant d’autres moyens de représenter le titulaire et de refléter sa personnalité. Ce phénomène donna naissance à ce que l’on a appelé l’ex-libris moderne.
À l’aube du XXe siècle, la marque de bibliothèque devint ainsi un objet artistique en soi, digne d’être collectionné et échangé jusqu’à devenir une œuvre d’art à part entière. L’ex-libris de fonction laissa alors la place à l’ex-libris de collection, perdant progressivement sa fonction originelle pour prendre place dans les albums d’amateurs. Conscients de la portée de cet objet devenu à la mode, les artistes exploitèrent et conquirent ce nouvel espace d’expression, en voyant là un moyen de diffusion et de visibilité idéale pour s’essayer à l’autoreprésentation. Les vignettes étaient gravées sur les différents types de matériaux permettant la reproduction : sur bois à l’instar des plus anciennes marques, sur cuivre, sur pierre ou encore sur linoléum. Au XXe siècle cependant, la plupart des ex-libris étaient des photogravures ; les artistes, soucieux de répandre leur image à travers cet objet, préféraient les moyens de reproduction les plus simples, les plus rapides et les moins coûteux.
II - l'ART DE LA GRAVURE : l'ESTAMPE
| Qu’est-ce qu’une estampe ? Une estampe est une œuvre originale, au même titre que le dessin, la peinture, la sculpture ou la photographie, conçue par un artiste et imprimée en exemplaires multiples. |
Petit rappel technique
| Quatre grandes familles de procédés permettent de réaliser la matrice : - La gravure en creux dite taille-douce : burin, pointe sèche, eau-forte, manière noire, aquatinte, etc. (sur métal le plus souvent, cuivre, zinc, acier) - La gravure en relief dite taille d’épargne : xylogravure (sur bois), la linogravure, etc. - Les procédés à plat : lithographie (sur pierre),sérigraphie, pochoir, monotype, etc. - Dans les procédés infographiques ou informatiques, la matrice est essentiellement numérique et l'impression combine diverses techniques traditionnelles ou informatiques. Souvent, les artistes contemporains mélangent entre eux tous ces procédés, on parle alors de techniques mixtes. |
GRAVEURS CELEBRES :
claude MELLAN (1598-1688)
La Sainte face
gravure sur cuivre
Paris - Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
Jacques CALLOT - L'arbre a centre du village - 1624
Le déjeuner sera pris au châlet du chasseur (votre repas tiré du sac)
Rendez-vous sur place à 9 H 30 (devant les bureaux VAGLIO à MALANCOURT-la-Montagne)
Participation : 10 euros pour adhérent - 13 euros pour non-adhérent
Contact : lesarts57@hotmail.fr - Tél : 03 87 32 05 03