Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 17:57

 

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que 68 participants se sont retrouvés le mercredi 23 mai 2012 à la salle Muller de Saulny, pour assister à une soirée animée par Catherine BOURDIEU, qui nous a commenté avec sa passion habituelle, l'oeuvre de CHAGALL.

 

 Cette soirée fut très chaleureuse, tant au niveau de l'intérêt porté aux explications de Catherine, que de la convivialité évidente qui régnait dans l'assemblée.

 

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Marc CHAGAL : 1887 - 1985 (né à Vitebsk en Biélorussie)

 

- Première période parisienne (1910 - 1914)

 

Il arrive à Paris en 1910 et s'installe dans un premier atelier (impasse du Maine)

Il s'insère rapidement dans le milieu artistique de Paris : se lie avec l'écrivain Blaise Cendrars, le poète et peintre Max Jacob, le poète Guillaume Apollinaire, les peintres Fernand Léger et Amedeo Modigliani, le peintre et théoricien de l'art André Lhote, s'inspire de Van Gogh et des peintres fauves pour apprendre la couleur, et du cubisme : clarté et dynamique des compositions, fermeté du dessin :

 

Moi et le village, 1911

 

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Première combinaison entre l'univers personnel de Chagall, poétique et folklorique, et les principes picturaux parisiens. Pas de représentation, pas de description ; mais construction d'une image qui fait la synthèse de tous les éléments, tous les signes, toutes les couleurs qui inspirent le peintre ; le peintre s'est représenté à droite du tableau, de profil et en vert (couleur, qu'il utilise souvent pour les visages) ; il tient une branche fleurie qu'il semble offrir à l'animal, peut-être un veau ; les 2 têtes et la fleur sont liées dans un disque coloré.

D'autres images apparaissent : dans la tête du veau, une paysanne trayant une vache ; un petit village avec son église orthodoxe ; un homme qui passe avec une faux ; une femme qui  danse sur les toits de deux isbas, le tout en sens inverse. La vache est une créature familière qui représente la sécurité du village, la mère, la ferme.

Chagall se souvient de son enfance et de : "la vache dans notre cour dont le lait était blanc comme la neige, la vache qui parlait avec nous ".

Chaque élément du tableau représente un morceau de souvenir.

Le village est pour Chagall ce que la vache est pour le veau : une mère, un lieu originel avec lequel le lien ne peut se défaire.

L'espace pictural est divisé en une multitude d'éléments, soit très petits, soit composés de morceaux qui s'interpénètrent, transparences des surfaces.

Un réseau géométrique, composé par le cercle et par les lignes diagonales, structure très solidement la composition.

 

- Seconde période russe (1914-1922

 

Chagall se rend à Vitebsk pour voir ses parents et sa fiancée ; la guerre éclate, puis la Révolution, ce qui le contraint à rester plusieurs années. Il se marie avec Bella en 1915.

 

 

 

Juif en vert, 1914 (Saint-Pétersbourg, Musée russe)

 

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Chagall écrit dans son journal : "Vitebsk est un monde à part, une ville ennuyeuse, habitée par des bourgeois bossus et maigres, des juifs verts" ; à Paris, il imagine les figures typiques de Vitebsk ; là, il dispose des modèles, comme de vieux mendiants ou des prêtres juifs itinérants accueillis dans la maison de ses parents.

Le personnage du tableau n'est pas un rabbin, c'est un juif errant qui diffuse la parole de Dieu.

La fatigue de cet homme symbolise ici celle d'un peuple asservi et en proie à la discrimination.

Il est résigné, pensif, le visage vert éclairé par la barbe dorée, mais la casquette russe à visière usée le ramène à sa pauvreté.

Derrière lui sont inscrits les textes sacrés en écriture hébraïque.

Sa veste est défraichie.

La couleur dorée de sa main droite fait le lien avec le visage méditatif.

La main gauche blanche, correspond au fond sur lequel est gravée l'inscription.

Chagall a commenté ce tableau : "Je pars d'un choc spirituel initial, concret, donc d'une chose précise, et je m'achemine vers quelque chose de plus abstrait".

 

 

Composition aux cercles et à la chèvre, 1920

 

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  Pour Malevitch,(à qui il s'oppose) toutes les formes doivent être réduites à leurs formes géométriques, car ce sont des formes fondamentales et elles seules peuvent refléter l'harmonie du monde.

Ce tableau montre comment Chagall a essayé de comprendre le propos de Malévitch. Mais il emploie des éléments picturaux abstraits pour exprimer sa nature poétique ; association impossible pour lui.

Harmonie et équilibre des éléments géométriques : un cercle bleu clair surmonté d'un cercle bleu se balancent sur une poutre blanche fixée sur un cube blanc aussi.

Un tout petit oiseau est posé sur le pied d'un dompteur dont on voit son fouet ; et une chèvre porte une clochette autour du cou.

 

La querelle qui l'oppose à Malévitch à côté de la misère dont souffre le peuple pousse Chagall à démissionner au début de l'année 1920 ; il part pour Moscou.

 

En 1922, Chagall quitte la Russie, il obtient un passeport, se rend à Berlin puis revient à Paris.

Puis, voyage en Palestine : en bâteau sur le Champollion ; il rencontre l'écrivain Edmond Fleg, auteur d'un essai intitulé "Pourquoi je suis juif" ; longues conversations ; il permet au peintre d'amplifier ses connaissances à propos du judaïsme.

 

Solitude 1933-1934

 

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Séduit par la lumière de la Palestine et touché par l'atmosphère historique et religieuse des sites qu'il visita.
Un rabbin pensif, enveloppé dans son châle, est assis dans la nature, tient la Torah. Une vache blanche est couchée près de lui, souriante, un violon posé à côté d'elle. Un ange vole au-dessus d'un village à l'arrière-plan. Le village est paisible. La solitude du rabbin est liée à sa relation avec Yaweh ; il médite.

Le tableau se comprend dans l'opposition entre la méditation de l'homme et l'animal.

Chagall a donné ce tableau au musée de Tel-Aviv, car la pensée de l'homme est tournée vers la Terre promise ; on distingue d'ailleurs une fois de plus les toits de Vitebsk.

 

- CHAGALL découvre ensuite la France

Séjours en Bretagne, en Auvergne, en Provence, en Savoie ;

 

 

Bella à Mourillon 1926

 

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Au printemps 1926 CHAGALL était parti avec Bella au bord de la Méditérranée, dans le petit village de Mourillon, aujourdh'ui englobé par Toulon.

Camaïeu de bleu jusqu'au blanc, sauf pour le bouquet où le vert établit le contraste ; atmosphère paisible.

 

Il s'exilera ensuite aux Etats-Unis de 1941 à 1948, où Bella meurt en 1944, puis retour en France en 1950

 

Pour faire suite à cette conférence sur CHAGALL, notre association LES ARTS 57, vous propose une visite guidée et commentée sur les vitraux de Chagall à la Cathédrale de Metz.

Cette rencontre sera animée par le CHANOINE Robert FERY, le :

 

lundi 11  Juin à 13 H 45

sur le parvis de la Cathédrale de METZ

suivie d'une visite possible de la Crypte et du Trésor.

 

RESERVATION et CONTACT : lesarts57@hotmail.fr

 

 

 

 

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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 12:33

 

 

 

 Marc CHAGALL

"Au-dessus de la Ville"  - 1924r34-chagall.jpg

  

Pour la dernière rencontre de la saison, nous vous proposons dans le cadre de l'art et son histoire, une soirée sur le thème de l'oeuvre de CHAGALL, présentée par Catherine BOURDIEU, Maitre de conférence en histoire de l'art à l'Université de Lorraine, le :

  

 mercredi 23 MAI à 20 Heures à SAULNY

 

Salle Muller (Parking salle polyvalente)

  

participation : 3 euros pour adhérent - 5 euros pour non-adhérent

  

Réservation : par mail : lesarts57@hotmail.fr ou par tél : 03 87 32 05 03

 

 

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 10:59

 

 

Ce fut une rencontre très enrichissante, comme toujours, qui a réuni près de 70 personnes, le mercredi 25 avril à 20 heures à la Salle polyvalente de SAULNY sur le thème de :

 

Edgard DEGAS et Berthe MORISOT : une rencontre artistique

 

 

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Devant un public attentif, debouts , à gauche Martine ZIEGLER, Présidente de Les Arts 57 et Catherine BOURDIEU, à droite, souhaitent la bienvenue à tous

 

 

Catherine BOURDIEU, Maître de conférences en histoire de l'art à l'Université de Lorraine,  a captivé, une fois de plus, tout son auditoire, par ses commentaires éclairés sur ces deux artistes : Edgar DEGAS et Berthe MORISOT, qui comptent parmi les membres les plus inventifs et originaux du groupe des impressionnistes, chacun avec des thèmes de prédilection très personnels. La danse, les courses de chevaux et le nu pour Edgar DEGAS, la vie familiale et le paysage pour Berthe MORISOT.

 

Une longue et solide amitié lie les deux peintres, tant dans leur pratique picturale que dans leurs relations personnelles à l'intérieur d'un cercle de familiers au coeur duquel se trouve Edouard MANET.

 

La présentation simultanée de quelques-unes de leurs oeuvres, a été l'occasion de redécouvrir leurs aspirations artistiques et leur communauté de pensée qui contribuèrent très largement à l'épanouissement d'un mouvement essentiel dans l'art du XIXe siècle européen.

 

 

 

- Edgar DEGAS :

 

 

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Autoprotrait au châpeau mou : 1857 - 58  Williamstown, Massachusetts

 

Hilaire Germain Edgar de Gas, dit Edgar Degas, né le 19 juillet 1834 et mort le 27 septembre 1917 à Paris, est un peintre, graveur, sculpteur et photographe français.

La plupart des ouvrages consacrés à Edgar Degas, lorsqu’ils désirent le classer dans l’histoire de l’art, le rattachent au grand mouvement de l’impressionnisme, formé en France dans le dernier tiers du XIXe siècle en réaction à la peinture académique de l’époque. Les artistes qui en font partie, tels Claude Monet, Paul Cézanne, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Mary Cassatt, Berthe Morisot ou Camille Pissarro, las d’être régulièrement refusés aux Salons officiels, s’étaient constitués en société anonyme afin de montrer leurs œuvres au public.

On résume souvent l’art impressionniste aux effets de lumières en plein air. Ces caractéristiques ne sont toutefois pas applicables à Degas : même s’il est un des principaux animateurs des expositions impressionnistes, il ne trouve sa place dans le mouvement qu’au nom de la liberté de peindre prônée par le groupe. Au plein air il préfère, et de loin, « ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire ». S'adressant à un peintre il dit : « A vous, il faut la vie naturelle, à moi la vie factice. ».

 

 

- Berthe MORISOT :

 

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Edouard Manet, Portrait de Berthe Morisot, 1872

 

 

Berthe Morisot naît à Bourges d'un père préfet du département du Cher. Elle est l'arrière-petite-nièce du peintre Jean Honoré Fragonard. Sa famille s'installe définitivement à Paris en 1852. Berthe prend des cours de dessin à l'âge de 16 ans, en compagnie de ses deux sœurs, Yves (qui deviendra Madame Théodore Gobillard, dont il existe un portrait par Degas) et Edma. Elle étudie très tôt la peinture avec Edma, notamment en copiant les chefs-d'œuvre du Louvre, où elle fait la connaissance de Fantin-Latour. C'est par l'intermédiaire de ce peintre que, plus tard, elle rencontrera Édouard Manet.

Dès 1861, Berthe et Edma étudient auprès de Jean-Baptiste Camille Corot à son atelier de Ville-d'Avray. Berthe Morisot participe au Salon de 1864, puis à celui de 1865, où elle présente quelques paysages. En 1868, Berthe rencontre Manet pour qui elle pose (Le Balcon, Le Repos, Berthe Morisot au bouquet de violettes).

Elle délaisse le Salon officiel de 1874 pour rejoindre les Indépendants (futurs Impressionnistes) menés par Monet, Sisley, Renoir et participe avec eux à leur première exposition (sous l'appellation d'Artistes Anonymes Associés).

L'inauguration a lieu le 15 avril 1874, quinze jours avant l'ouverture du Salon officiel, dans les ateliers du photographe Nadar. Trente artistes, dont Berthe Morisot, Pierre-Auguste Renoir et Claude Monet, accrochent quelque deux cents tableaux sur deux rangs en hauteur, en ménageant un espace entre chaque plutôt que de les juxtaposer cadre contre cadre comme cela se pratique au Salon officiel. Rupture avec la tradition.

La même année, elle épouse Eugène Manet, frère d'Édouard, dont elle aura une fille, Julie Manet, en avril 1879, à l'âge de 38 ans.

En 1892, Berthe a sa première exposition personnelle (à la galerie Boussod et Valadon), quelques mois après avoir perdu son mari. Le couple avait pris des dispositions devant notaire pour confier la tutelle de leur fille Julie à leur ami et poète Stéphane Mallarmé, ainsi qu'à Pierre-Auguste Renoir pour son éducation de peintre.

Avec Camille Pissarro, elle sera la seule artiste dont les tableaux ont été présentés à toutes les expositions impressionnistes (sauf celle de 1879, année de la naissance de sa fille).

Comme sa contemporaine américaine, Mary Cassatt, elle a souvent peint femmes, enfants et scènes familiales.

 

Contact : lesarts57@hotmail.fr

 

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 15:14

 

 

La prochaine rencontre de notre association Les Arts 57 aura lieu à :

 

 

SAULNY

Salle Muller (parking salle polyvalente)

le mercredi 25 avril à 20 H

 

 

Cette soirée sera animée par Catherine BOURDIEU, Maître de Conférences en histoire de l'art à l'Université de Lorraine - Metz, et aura pour thème :

 

EDGAR DEGAS - BERTHE MORISOT : une rencontre artistique

 

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 Le tub - 1886 - Musée d'Orsay

 

 

 

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Le berceau (Edma Pontillon, soeur de l'artiste) 1873

 

Participation : 3 euros pour adhérent - 5 euros pour non-adhérent

 

Réservation souhaitée par mail : lesarts57@hotmail.fr 

 par tél : 03 87 32 05 03

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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 11:02

 

 

CITE RADIEUSE BRIEY LE CORBUSIER 005 

 

Notre groupe de 32 personnes fut accueilli avec beaucoup d'enthousiasme et d'énergie par Véronique LEONARD, de l'association La Première rue :

 

L'association La Première Rue est née en 1989 du parrainage international d'une trentaine d'architectes et d'artistes qui ont voulu contribuer à la protection et à la valorisation de cette oeuvre majeure du patrimoine architectural moderne : l'Unité d'habitation de Briey-en-Forêt, inaugurée en

 

 

CITE RADIEUSE BRIEY LE CORBUSIER 0011961.L'association s'est fixée un double objectif : d'une part contribuer par des expositions, salons, conférences et visites guidées des lieux, au rayonnement de l'architecture moderne et, d'autre part, permettre aux scolaires, étudiants, architectes, chercheurs et au grand public de s'immerger dans l'oeuvre de Le Corbusier, d'approfondir leurs études et d'enrichir leurs connaissances.

 

 

 

 

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  Véronique LEONARD nous réuni pour une petite conférence préalable : sur l'historique du travail de LE CORBUSIER

Au cours de la visite, l'association nous a proposé une découverte de l'Unité d'Habitation conçue par Le Corbusier à travers son histoire, sa façade, le couloir polychrome (appelé "rue"), et l'appartement témoin conservé dans son état d’origine. Une immersion étonnante entre utopie et réalisme donnant les clés essentielles à la compréhension de cette architecture moderniste.

 

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                                               Ci-contre : une  rue

 LES UNITÉS D’HABITATION : Le Corbusier (1887-1965) est, parmi les architectes du XXe siècle, le plus connu. Sa notoriété dépasse le cercle des spécialistes pour atteindre le grand public. Cette situation, rare pour un architecte, n'est pas uniquement française. Elle se vérifie au plan international.

 

 

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La cuisine : ouverte sur le séjour

 

 Le Corbusier a élaboré de très nombreux projets. Ses oeuvres sont unanimement respectées comme des contributions décisives à l'architecture du XXe siècle. Les historiens de l'architecture ont vu dans "l'Unité d'Habitation" l'une des "hypothèses les plus intéressantes" de la période moderne. Elle est l'aboutissement d'un long travail théorique.

 

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L'escalier, identique dans chaque duplex (qui à lui seul représente déjà une valeur de patrimoine puisqu'issu d'une collaboration PROUVE / LE CORBUSIER 

Ses prémices remontent à 1922. Le Corbusier voulait créer alors des "cités jardins verticales", capables de répondre simultanément à l'aspiration à la maison individuelle (au contact de la nature) et aux avantages de l'immeuble collectif (au contact des équipements). Cette idée, perfectionnée durant les années trente, déboucha, en 1939, sur un projet de grand immeuble, avec "rues intérieures", appartements en "duplex", toit terrasse équipé et commerces intégrés.

 

 

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Petite astuce pour éviter les courants d'air : des aérateurs dans la baie.

 

Cette proposition ne trouva sa concrétisation qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à Marseille, grâce à une commande exceptionnelle du Ministère d la Reconstruction. Mené durant cinq années, le chantier de Marseille s'acheva en 1952, sur une architecture à la plastique superbe.

Après Marseille, quatre unités nouvelles seront construites : à Rezé (Nantes), à Berlin, à Briey et à Firminy.

 

 

 

CITE-RADIEUSE-BRIEY--LE-CORBUSIER-032.JPGAutre astuce encore : espace pour les colis, le facteur avait accès à cette "niche", qui par la suite connue d'autres fonctions (d'échanges, dépôts entre locataires par exemple)

 

 À travers ces cinq réalisations (toutes différentes les unes des autres) Le Corbusier a donné forme à l'une des recherches les plus originales de l'architecture et de l'urbanisme du XXe siècle. Issues d'une approche complexe de la question du logement, ces cinq unités cristallisent les données économiques, sociales et culturelles de l'Europe d'après guerre.

  

  

 

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 Le balcon : les parties betonnées pleines sont penchées ce qui permet d'avoir un angle de vue maximum, et le quadrillage de type "moucharabia" , permet de voir l'extérieur sans être vu.

 

Le réaménagement des abords de la Cité Radieuse en 1999 conçu par l'architecte suisse Bruno Reichlin et l'agence VW Architectes à la demande de la ville de Briey, de même, que la récente réfection de la façade (2007-2009), par le cabinet d'architectes Medrea, Ferauge & Iung Architectes, témoignent de ce souci de protection et de valorisation de cet élément phare du patrimoine architectural régional.

 

  

CITE RADIEUSE BRIEY LE CORBUSIER 025

 

 

Les appartements, étaient conçus pour un couple avec deux enfants, ci-contre les chambres des enfants (parfaitement symétriques, avec une cloison intermédiaire amovible, permettant de se créer à souhait son espace privé),   

CITE-RADIEUSE-BRIEY--LE-CORBUSIER-027.JPG

  

 

 

 

 

 

 

 

la chambre des parents

 

 

 

 

 

 

Cette reconnaissance est également marquée par l'inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques de certains éléments du bâtiment: les façades, la toiture, le hall, la première rue et l'appartement témoin.

 

le modulor

 

Le Modulor est une notion architecturale inventée par Le Corbusier en 1945. Silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation, comme la Cité Radieuse de Briey elle devait permettre, selon lui, un confort maximal dans les relations entre l'homme et son espace vital. Ainsi, Le Corbusier pense créer un système plus adapté que l'actuel système métrique, car il est directement lié à la morphologie humaine, et espère voir un jour le remplacement de ce dernier :

  la taille humaine standard 1,83 mètre est basée sur l'observation de l'architecture traditionnelle européenne et de l'utilisation des proportions de cette unité pour élaborer l'harmonie d'une architecture, Le Corbusier utilisera cette mesure dans toute sa conception (hauteur des plafonds, largeur des chambres, etc...

  

CITE-RADIEUSE-BRIEY--LE-CORBUSIER-028.JPG

 

 A très bientôt pour la suite de notre programme.......

 

 

 

 

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Donner le goût de découvrir, de même que les clés pour comprendre, apprécier et porter un jugement critique seront les objectifs de ce cycle de  conférences dans nos villages.

 

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 Nous programmons au moins quatre rencontres par an et organisons deux  à trois visites guidées en fonction des événements culturels  dans la Région.

 

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Vice-présidente :         Chantal RENNER   

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Assesseur :                  Claudie OLIGER 

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