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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 16:11
Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020.

Organisée par LesArts57, la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » a rassemblé 31 personnes dans le hall du Centre Pompidou, en ce lundi pluvieux, 21 février, peu avant 15h. Munis de nos audiophones, nous retrouvons Mélodie et Clémentine, nos sympathiques guides, déjà bien appréciées lors de précédentes visites.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.

En 2020, la Biennale de Taipei sur l’île de Taïwan, fut le seul évènement qui put avoir lieu, malgré le contexte sanitaire, grâce à son insularité. Imaginée par le philosophe des sciences Bruno Latour, qui s’intéresse à la question des modifications engendrées sur la planète par l’activité humaine, elle rassemble de jeunes artistes du monde entier. Le commissaire d’exposition Martin Guinard et Eva Lin, réunissent une cinquantaine d’œuvres sur 4 étages au Musée des Beaux-Arts de la capitale taïwanaise.  A Metz, 25 sont présentées sur 2 niveaux.

Si, à l’évidence, nous habitons tous sur la même planète Terre, il semble que nous n’appartenions pas tous au même monde. Cette sphère de laquelle on extrait des ressources, sur laquelle on voyage, on échange des marchandises … ce qui génère des crises…, soulève une question philosophique : quelle planète veut-on aujourd’hui ?

La scénographie de l’exposition est pensée comme un planétarium fictif. Les planètes que l’on explore sont les différentes versions de la Terre : la planète Globalisation, la planète Sécurité, la planète Exit, et la planète Gaïa. Mélodie nous conduit dans la planète Globalisation, la planète de ceux qui poursuivent la modernisation à tout prix.

Huang Hai-Hsin, River of Little Happiness, 2015.

Cette grande toile dépeint la société d’abondance. La Rivière des petits plaisirs étudie le rapport à l’image omniprésente en direct dans les réseaux sociaux. Des images édulcorées cohabitent avec celles de catastrophes, le flux est si rapide que l’on n’a plus le temps de prendre du recul. Des scènes conviviales de partage de gâteaux, massage, pédicure, voisinent avec des scènes de tremblement de terre, accidents, émeutes… en arrière-plan : volcan, centrale nucléaire, blocs de glace qui fondent. L’artiste traite le sujet comme une BD colorée et ludique. Les nombreux personnages sont reliés aux réseaux sociaux qui relatent simultanément des moments de plaisirs et des évènements terribles.

 

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.

Du même artiste, cet assemblage de jolis dessins au crayon offre une vue aérienne d’une centaine de personnages qui s’activent dans toutes les directions. Une pièce centrale est drapée, un panneau donne une indication : Art Basel. Il s’agit d’une gigantesque foire d’Art contemporain.

Huang Hai-Hsin, After Art Basel, 2020.

Huang Hai-Hsin, After Art Basel, 2020.

Elle vient de fermer ses portes au public, et est en train d’être démontée, pour être réinstallée à Miami. Cette œuvre traite de la question de la mondialisation du marché de l’art. Le transport et l’installation des œuvres nécessite l’intervention de nombreux professionnels d’une foire à l’autre. Elles occasionnent aussi le voyage de visiteurs, collectionneurs, artistes, journalistes, d’Europe en Amérique puis en Asie ce qui pose le problème de l’empreinte carbone générée par la globalisation de la culture.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.

Depuis l’adolescence, cet artiste, né au Congo fabrique des sculptures, des machines avec des matériaux de récupération : fil électrique, emballage, carton… Son père travaille à l’extraction du cuivre, richesse du pays qui devrait leur apporter du confort, pourtant les conditions de vie sont difficiles. A travers ses sculptures à l’équilibre fragile, et dont les composants ne sont pas choisis au hasard, l’artiste évoque ce paradoxe.

Jean Katambayi Mukendi, Yllux, 2012.

Antonio Vega Macotela, Burning Landscape, 2019. Stéganographie sur jacquard.Antonio Vega Macotela, Burning Landscape, 2019. Stéganographie sur jacquard.

Antonio Vega Macotela, Burning Landscape, 2019. Stéganographie sur jacquard.

Cette grande tapisserie représente un paysage en feu, dégageant une épaisse fumée, rappelant la déforestation en Amazonie. L’artiste mêle l’informatique et la technique ancienne du jacquard qui utilise des cartons perforés pour encoder les motifs. Dans les images de fumées pixellisées, il intègre aux mailles, à la manière des hackers, les codes d’une liste confidentielle dénonçant les fraudeurs fiscaux. Rappel du scandale des évadés fiscaux en Grèce, l’argent s’est envolé en fumée… L’œuvre acquiert une double lecture : un beau tissage représentant un paysage d’une part, et d’autre part, une archive répertoriant les citoyens fraudeurs qui se soustraient aux lois de leur pays.

Moving Earths, vidéo d’une conférence de Bruno Latour.

Tout comme le choc provoqué par Galilée qui, en 1610, comprend que c’est la terre qui tourne autour du soleil, Bruno Latour établit un parallèle avec celui, que provoque de nos jours la prise de conscience, du réchauffement climatique et de la fragilité de la fine écorce terrestre.

 

La globalisation touche aussi le domaine de la justice. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une justice internationale cherche à poursuivre au-delà des frontières les auteurs de crimes les plus graves. La Cour pénale internationale, installée à La Haye, doit faire face à des problèmes de distance : distance géographique, loin des terrains de crime, distance temporelle : enquête puis procès des années après les faits, et enfin distance culturelle : usages dans les pays, ethnies et contextes à connaître.

Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016

Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016

Cette œuvre étonnante est un dispositif interactif. Composée d’un ensemble de témoignages, photos, documents placés sur un tableau face à de grands portants magnétiques. Julien Seroussi, analyste à la Cour pénale internationale de La Haye, a travaillé sur l’affaire Katanga-Ngudjolo, un procès jugeant ces deux chefs de milice pour l’attaque meurtrière du village de Bogoro au Congo. Franck Leibovici est poète et artiste, il apporte une touche esthétique. L’installation propose au visiteur de choisir et réagencer les éléments de preuves sur les portants en utilisant aimants, codes couleur… Cette organisation différente peut faire émerger de nouveaux points de vue et jugements.

Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016
Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016
Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016
Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016
Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016
Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016

Franck Leibovici et Julien Seroussi, Bogoro, 2016- Muzungu, 2016

Figure émergente de la peinture chinoise, fascinée par les bâtiments modernistes, cette jeune artiste, déjà reconnue en Asie, vit et travaille à Shanghai. En Chine, le paysage urbain évolue sans cesse.

Cui Jie, Dubai Creek Tower, 2021-Westpeak Block 5, Singapore, 2020 – Komsomolsky Prospekt, Barnaul, 2021- Oil Ministry Building, Libreville, 2020.

On pourrait penser que ces immeubles appartiennent au même quartier d’allure futuriste, or ils sont édifiés sur différents continents mais présentent une certaine homogénéité. Ils ne sont pas dépeints comme étant statiques, mais traversés par des routes, connectés à d’autres constructions. Les grandes sculptures métalliques leur confèrent le mouvement d’un monde en perpétuelle transformation.

Jonas Staal, Steve Bannon, A Propaganda Retrospective, 2018.

Nous entrons dans la planète Sécurité. Sous forme de de nombreuses vidéos, l’artiste Jonas Staal présente une rétrospective du travail de l’ancien stratège de Donald Trump en disséquant méthodiquement les mécanismes de la propagande qui montre un futur effrayant. L’installation compile et organise par thèmes des images extraites des films réalisés par Steve Bannon pour argumenter la propagande de l’ultra droite américaine.

Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.
Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.Au lendemain de la visite guidée de l’exposition « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète » au Centre Pompidou-Metz, le 21 février 2022.

Dans ses films, les arrière-plans comportent en permanence des orages violents, avalanches, inondations…, des animaux, métaphores de comportements humains, lions, ours, requins, serpents… des diagrammes de crise…, des immeubles en train de s’effondrer… des collisions entre voitures, avions… des images de guerre, … et propagent l’idée que seul un leader fort peut défendre les valeurs familiales, la foi chrétienne, la puissance militaire et l’économie face à cette décadence à venir. L’installation de Staal explique ce qui rend cette propagande attrayante, déconstruit son mécanisme, et met en évidence la manipulation afin de mieux la contrer.

James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.

Ces 18 dessins à l’encre font partie d’un projet de film de science-fiction taïwanais. Le scénario illustre un conflit avec ses voisins, Chine, Japon et Etats-Unis et illustre l’idée du repli sur soi.

 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.
 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.
 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.
 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.
 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.
 James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.

James T. Hong, The Enemy of my Enemy is my Friend, 2020, storyboard illustré par Chen Yin-Ju.

La planète suivante, Gaïa, tire son nom de la déesse grecque Gê, la Terre. Lynn Margulis, microbiologiste, et James Lovelock, ingénieur, émettent l’hypothèse que la surface de la Terre, façonnée par le vivant, est un système qui s’autorégule. L’oxygène que nous respirons provient de l’activité des plantes (photosynthèse).  Ces interactions entre bactéries, plantes, minéraux, sol, eau, atmosphère forme un système complexe. Lovelock le compare à un système où des boucles de rétroaction permettent de le maintenir dans les conditions favorables à la vie, à la manière d’un thermostat. L’activité de la biosphère affecte diverses variables environnementales, entre autres la température et la composition chimique de l’atmosphère. Cette zone d’interactions, de quelques km au- dessus de nos têtes et quelques km au-dessous de nos pieds, est très fine comparée aux 12 400 km du diamètre de la terre. Si la terre était une orange, cela correspondrait à une mince écorce. Nous sommes dans cette peau aussi appelée « zone critique ». Si tout le monde vivait comme nous, il faudrait 3 Terre. Scientifiques et artistes nous invitent à réfléchir sur nos habitudes et à cet équilibre qu’il faut maintenir.

Su Tu Hsin, Frame of Reference, 2020.Su Tu Hsin, Frame of Reference, 2020.Su Tu Hsin, Frame of Reference, 2020.

Su Tu Hsin, Frame of Reference, 2020.

Su Tu Hsin, jeune femme taïwanaise, s’intéresse à la dynamique de la surface de la terre. Dans les gorges De Taroko à Taïwan, l’érosion est parmi les plus rapides au monde. La courte rivière Liwu, environ 50km de la source à l’estuaire, est particulièrement active. Elle constitue un véritable laboratoire en plein air. Caméras, sismomètres, et stations météo y sont placés et permettent d’étudier comment les conditions météo entrainent les glissements de terrain et affectent le climat. Les données sont transmises à un laboratoire situé à Postdam en Allemagne. Avec l’installation vidéo, Frame of Reference -cadre de référence-, l’artiste aborde le rôle que jouent les images de différents points de vue : sur le terrain, en laboratoire et dans les bases de données. Certaines caméras captent les changements de paysages à partir d’un point fixe, d’autres suivent le mouvement de l’eau vu d’en haut. Les images de l’installation immersive et celles des observations géologiques permettant la modélisation du paysage, prennent aussi une dimension artistique, poétique dans ce travail à la fois en gros plan et à distance.

Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020
Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020
Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020
Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020

Aluaiy Kaumakan, Vines in the Mountain Forest, 2020

Née dans une tribu au sud de Taïwan, les Paiwans, Aluaiy Kaumakan crée des sculptures de laine, coton, cuivre, soie et perles de verre en tissant des formes organiques ou végétales. Son village, frappé par un violent typhon en 2009, a éparpillé les membres de la communauté, obligés de se reloger ailleurs. Afin de former un lieu de conversation et de connexion, elle utilise le lemikalik - technique paiwan qui consiste à tisser en cercles concentriques - inspiré de leurs traditions. Par ce processus créatif, qui relie les membres de la communauté éparpillés, l’œuvre créé du lien, apaise le traumatisme.

 

 

Dans son installation, Chan Yung-Ta utilise aussi les données recueillies sur le site de Taroko. Dans 9 grands tubes, il reproduit les turbulences de la rivière. Chaque série de 3 correspond à un point d’observation.

 

Dans chaque tube, la partie basse est constituée d’un bloc de marbre, surmonté d’eau. Un mécanisme (hélice mue par un moteur) agite des petits morceaux de roche qui érodent et sculptent la surface de la pierre créant un relief. Des algorithmes recréent les conditions semblables à celles de la rivière au cours des années 2018, 2019, et 2020. Les vitesses varient selon la saison, sont impactées par le passage d’un typhon …

 

A la fin de l’exposition, le disque de roche sera modelé comme une minuscule portion du lit de la rivière. Cette usine à fabriquer des petits paysages permet aussi d’entendre le son du processus géologique accéléré, en action. Cette œuvre permet de le rendre visible qui dans la nature prend beaucoup de temps. 

Fernando Palma Rodriguez, Quetzalcoatl, 2016.

Connu pour ses sculptures cinétiques, Fernando Palma Rodriguez y mêle figures mythologiques mexicaines et esthétique du bricolage. Né au Mexique, il a travaillé en tant qu’électricien sur des chantiers en Europe. Ses chimères sont animées par des circuits électriques visibles, et constituées de matériaux de construction, de matières organiques (épis de maïs, feuillages…) et de masques en cartons inspirés de divinités précolombiennes. Dans ses œuvres, l’électricité est considérée comme un élan vital qui ondule comme un serpent (référence à une déesse). En Europe, il avait l’impression d’être placé constamment devant un miroir, ce qui générait une forme d’attention à soi. De retour dans sa communauté, en admirant les collines de sa ville, il trouve libérateur de se voir comme faisant partie de ce paysage et vice versa. Sa démarche artistique, la question du recyclage font écho à une culture et un paysage qu’il tend à préserver.

Planète Exit. Certaines personnes ont le désir de quitter la terre pour coloniser d’autres planètes (Mars ?). En attendant, l’idée de construire un bunker enfoui sous terre, dans un endroit moins affecté par le changement climatique fait son chemin. Mais aucun de ces projets ne peut être partagé par des milliards d’hommes.  Femke Herregraven imagine l’installation du bunker survivaliste du Dernier Homme. Petite pièce refuge en cas d’urgence, quelques vivres, des jerricans d’eau, petit matelas, téléphone… sur le mur du fond, l’inventaire de toutes les catastrophes : cyclone, tremblements de terre, … un écran présente une modélisation des espèces disparues. Le propriétaire des lieux va-t-il revenir ?

La dernière planète, la planète alternative, présentée à l’espace studio au rez- de- chaussée, nous plonge dans une obscurité partielle, un monde ésotérique. Le décor fragmenté évoque un paysage lunaire ou une planète indéterminée, ces ilots accueillants permettent de s’assoir.

 

Chen Yin-Ju a dessiné des cartes du ciel montrant la disposition des astres lors de 5 évènements tragiques en Asie : génocide perpétré par les Khmers rouges en 1975, massacre à Taïwan en 1987… l’artiste pose la question de forces exercées par ces configurations astrologiques sur de grands évènements historiques.

June Balthazard et Pierre Pauze, Mass, 2020.

Un duo de jeunes artistes français, quant à eux, présentent une vidéo surprenante. Dans une grotte éclairée par un feu de bois, deux scientifiques prestigieux font part de leur réflexion, ils ont une approche différente de la composition ou de l’état de la matière. Pour Michel Mayor, astrophysicien, découvreur de la première exoplanète, le vide est vide, alors que pour Chiara Mariotti, physicienne au CERN de Genève, le vide est rempli d’un champ vibratoire, le champ de Higgs, dans lequel s’agitent des particules, les bosons de Higgs. Malgré l’avancée des recherches, l’infiniment grand et l’infiniment petit présentent encore de grandes inconnues comme s’ils n’appartenaient pas à la même planète. Cette installation proposée par June Balthazard et Pierre Pauze est le contraire des fake-news qui sont d’apparence sérieuse mais au contenu fantaisiste. Ici, c’est l’apparence du film qui est fantaisiste, alors que le contenu est rigoureusement exact.

Un grand merci à nos médiatrices, Mélodie et Clémentine, qui ont su nous rendre accessible avec beaucoup de clarté, cette exposition d’approche un peu complexe mais tellement d’actualité.  Elle renforce encore la prise de conscience de la fragilité de notre planète, et de la nécessité urgente de ménager ses ressources. 

 

N’oubliez pas le 15 mars 2022, prochaine AG par Skype, à 14h.

Merci de confirmer votre participation par mail :

 lesarts57@gmail.com

ou tél.   03 87 32 05 03 - 06 84 35 19 96

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